Bienvenue Invité, cela faisait longtemps ! ()
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 A l'aube, porte Sud ...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Niek'/Pek'
Fanatique du Roi
Fanatique du Roi
avatar

Nombre de messages : 2923
Age : 25
Guilde : Armée*Royale
Date d'inscription : 04/05/2006

Fiche signalétique
Race: Homme-grenouille
Profession: Royaliste
Age: 12/21 ans

MessageSujet: A l'aube, porte Sud ...   Ven 29 Aoû 2008 - 6:12

Depuis leur poste de garde, Jean et Alfred, qui avaient subi une punition pire que la corvée de patates (c'est-à-dire la veille de nuit), virent arriver deux silhouettes des plus étranges en direction du château, alors que l'heure de la relève était presque arrivée. Jean et Alfred, ou devrais-je dire Jean tout seul, qui tournant en rond depuis le milieu de la nuit, essayait de rester calme vis-à-vis de son collègue qui ronflait si fort qu'il aurait pu réveiller même le Roi ! Jean donc, son index droit contre son tympan, bougea une ennième fois sa torche de gauche à droite, pour se convaincre que personne n'arrivait, ce qui aurait été normal à une heure aussi tardive, ou précoce selon le point de vue. Toujours est-il qu'il en fut autrement cette nuit-là. Effectivement, le garde s'était soudain arrêté de bouger sa torche, et apercevait à présent, à moins de vingt mètres, deux silhouettes se dessiner à la lueur du feu. L'une, de taille moyenne, semblait claupiner, suivie de la deuxième qui, quant à elle, sautillait à tout va. A reculons, le royaliste, apeuré, se rapprocha de son compagnon.

- "Psst, Alfred. Alfred ! Réveille-toi, y a des gars pas nets qu'approchent là ! Oh Alfred !"

Le veilleur désespéré s'acharnait à présent sur le seul soutien qu'il lui restait, secouant ses membres, tapant sur son armure, mais ses tentatives furent vaines. Pendant une demi-seconde malgré tout, l'endormi sembla ouvrir l'oeil.

- "Rrrrr ... Pchhhhhh ... Rrrrr ... Pchhhh ... Mh ? Grmbl ... Zzzzzzz."

Faux espoir, hélas. C'est au moment où Jean s'apprêtait à affronter la mort qu'une main se posa sur son épaulière. Une main ? Une chose verte, gluante et pustulante, plutôt. Si c'était bien une main elle appartenait à un monstre ! Le royaliste émit un cri de terreur, tournant la tête vers son agresseur et aperçut le visage d'une grenouille. Son cri se stoppa net. Le batracien n'avait rien d'un agresseur, sa bouche était élargie dans un sourire qui joignait ses deux énormes joues et de ses deux yeux énormes et globuleux, il fixait sa victime d'un regard stupide. Comble pour un criminel, l'homme-grenouille répondit au hurlement du garde par un coassement des plus étranges, qui se voulait presque bienveillant si le malvenu n'avait dû ouvrir sa bouche pour émettre un tel son.

Relâché et soulagé, l'humain en armure se pinça le nez et tenta de cacher son dégoût pour le nouveau visiteur. Après un long silence, le garde se décida enfin à parler ... ou bégayer quelques mots.


- "B...Be...Bonsoir, euh bonjour cher M.. Monsieur, euh chère grenouille ... Q..qu'est-ce qui ..."

- "Monsieur conviendrâ coac. Et au lieu de bégayer vos inepties que seuls les humains comprendraient, âllez donc prévenir vos supérieurs que l'Ambâssadeur Pek' et le soldât Niek' sont de retour."

Le pauvre soldat n'avait même pas eu le temps de poser sa question. Et il avait été interrompu, et voila qu'il se sentait humilié par cette ... créature. Qui aurait pu penser qu'un tel être pouvait parler, et pire, donner des ordres aussi péremptoires que ceux-là ? Bouche bée, Jean Bolin, Seconde Classe, prit encore une dizaine de secondes avant d'éxécuter les demandes du haut-gradé, ce qui lui permit de voir, en baissant les yeux, le petit être semblable en tout point, taille mise à part, à son accolite.

Ainsi donc l'Ambassadeur et son ami Niek', après deux mois de repos, s'étaient enfin décidés à revenir. Repos ? Sûrement pas pour un homme-grenouille ! Après son voyage diplomatqiue à Bélériand, Pek' était retourné à ses marais d'origine où il avait retrouvé le jeune ami royaliste, et s'était, pendant les jours qui suivirent, entraîné sous les conseils du gamin (Avec, bien entendu, les 4 jours de congé par semaine). Après quoi ils avaient tous deux voyagé dans les régions les plus enfoncées de Vesperae, où ils s'étaient battus contre de nouvelles bêtes. Les résultats étaient bien là à présent, l'Ambassadeur, possédant maintenant la force suffisante pour se défendre lors de ses voyages, était en mesure d'affronter, bien équipé et avec des soins à proximité, un grizzly de Khuzdul ou une nuée de chauves souris de Gjanajo. Enfin, pendant son voyage l'ancien Trésorier avait réussi à racheter à un nain nomade la totalité de son équipement Cipher à un prix d'or. C'est donc avec ce nouveau gain que l'homme-grenouille attendait devant un Alfred qui finit par se réveiller.


- "Oaaah ! Enfin, la relève ... Eh ben c'est pas trop tôt ! C'est quoi cette odeur nauséabonde ?

Pendiculant ses membres et baillant, il fut pris d'un sursaut en trouvant, à la place de son partenaire, les deux amphibiens. Réflex du vétéran, le combattant aguerri dégaina derechef son épée à deux mains.

- "Vous ne passerez pas ! Le Général est en plein Conseil de Guerre, alors y a rien à voir, circulez ! Retournez à Sarosa, mais restez pas là sinon j'hésiterai pas à vous trancher le membre de votre choix !"

- "Un conseil de guerre ?! A cette heure ! Il faut que j'âille y âssister coac !"

Se moquant des menaces ridicules du garde, Pek' le poussa de l'entrée et fila vers la Grande Salle de réunion. Quant à Niek', fatigué par la longue nuit de marche jusqu'au château, il décida de monter aux dortoirs pour se reposer, et passa donc l'entrée à son tour devant les regards ébahis d'Alfred.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.slayersonline.info/communaute/profil.php?id=217254
 
A l'aube, porte Sud ...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Divers :: Palais :: Quartier public :: Portes du Palais-
Sauter vers: