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 Le laboratoire secret

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Anfauglith
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MessageSujet: Le laboratoire secret   Dim 1 Juin 2008 - 12:49

Le laboratoire secret est une récente découverte d'Aslan. Alors qu'il se dirigeait vers la bibliothèque, le jeune soldat remarqua quelque chose d'étrange sur un mur. Il s'en approcha, passa la main le long d'une fissure et il sentit de l'air. Il regarda à droite, puis à gauche. Personne. Il se mit alors a cherché le système d'ouverture. Il le trouva a côté de la torche qui illuminée le couloir, à côté de l'ouverture.

Aslan pénétra dans la pièce. Ne sachant pas ce qu'il allait y trouvait, il sortit son arme. Il prit également la torche, la pièce étant plongée dans le noir à cause de la nuit. Il chercha les sources d'illumination. Il trouva six lampe à huile suspendue autour de la pièce. Quand cette dernière fut enfin totalement éclairée, il constata qu'il se trouvait dans une pièce relativement grande, meublé de dizaine d'étagère vide. Un bureau avait été placé face à une fenêtre. Pas très loin, il y avait une cheminée en marbre blanc et en face, un plan de travail. C'était juste ce qu'il lui fallait.

Il décida de s'y installer et il irait en parler à Réhal, ou peut être Tyroine...juste pour les prévenir. Demain il ira à Trigorn acheter quelques grimoires et des éprouvettes. Il essaiera aussi de trouver quelques plantes. L'alchimie s'ouvrait à lui.
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Anfauglith
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MessageSujet: Re: Le laboratoire secret   Jeu 5 Juin 2008 - 20:09

Le ciel était sombre. Aslan s'avançait lentement dans les couloirs de château, en direction de son laboratoire secret. Dans sa main droite, il avait un sac en cuir apparement lourd. Il tourna dans un nouveau couloir et il se retrouva a quelque pas de son laboratoire.Il n'avait toujours pas informé l'état major de l'existence de cette pièce. Il l'avait d'ailleur déjà aménagée à sa manière.
Quand il arriva devant l'entrée, il poussa la pierre et la porte s'ouvrit. Après s'être assuré qu'il n'y avait personne, il pénétra dans la pièce et s'enferma. Il posa son sac sur le plan de travail et l'ouvrit. Il sortit trois gros ouvrages assez vieux et poussiéreux. Il se mit à les feuilletter lentement et délicatement. Quand il arriva au milieu du deuxième livre, son visage s'illumina. Il venait de trouver ce qu'il cherchait. La page de gauche avait pour titre
"Les plantes lunaires de Vesperae"

Aslan étudia pendant une bonne heure chacune des plantes. Il prit quelques notes et pensa"Apparement je vais passer beaucoup de temps à Laucian et à Abelheim. Finissons d'abord ceci."

Il rangea ses livres et se remit au travail. Il mélangea de la poudre brillante avec un liquide fumant avant de faire bouillir se dernier. Il prépara alors son rapport qu'il allait remettre à Zihark, l'infirmier. En esepérant qu'il soit content.
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Anfauglith
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MessageSujet: Re: Le laboratoire secret   Ven 20 Juin 2008 - 21:02

Aslan se promenait dans la cour du château quand il vit un corps passer au travers d'une des fenêtres de l'infirmerie et s'écraser sur le sol avec violence. Abasourdis, Aslan s'approcha et reconnut aussitôt Anfauglith Némacil, une seconde classe. Ce dernier avait l'air mal en point et semblait gravement blessé. Des cris venaient de l'infirmerie. Aslan prit alors le soldat blessé sur ses épaules et l'emmena dans son laboratoire. Il déposa le corps inerte sur le lit et sortit pour appeler un garde. Quand ce dernier arriva, Aslan demanda :

Que c'est-il passé à l'infirmerie ?

Il parait qu'un fou à voulut sauver la Seconde Classe Némacil avec une lame en feu et ce dernier se serait enfuit par la fenêtre. Le corps a disparut, nous allons faire une battue. Il est gravement blessé.

Très bien. Si on me cherche, je suis sortis à Trigorn.

Bien sûr.

Le garde repartit en courant pendant que Aslan retournait dans son laboratoire après s'être assuré qu'il n'y avait personne dans les parages. Il sortit alors des bandes, des compresses et quelques liquides de différente couleurs. Il commença par nettoyé une nouvelle fois les plaies du soldat puis commença à versé un liquide vert sur les brûlures, bleus sur les plaies. Il recousut les entailles profondes puis appliqua des pensements avec des feuilles de lotus rose. Quand il eut terminer, il fit boire au soldat une potion qui aller le plonger dans une sorte de profond sommeil pour quelque jours. Ces blessures seront alors largement guéris. Aslan avança ensuite vers la fenêtre et il vit des gardes qui fouillaient partout. Il éteignit alors les chandelles de la pièce et il en sortit.
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Silk
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MessageSujet: Re: Le laboratoire secret   Ven 11 Juil 2008 - 12:01

C’était ce soir là que je devais revoir un être qui m’était précieux bien que longtemps refoulé au plus profond de mon cœur.
Aux détours de nombreuses rues et ruelles, nos regards se croisèrent une énième fois. Destin, hasard ou volonté divine, peut m’importait.

Je ne savais que dire, bien trop accaparé par cette subite vision et les sens en émoi devant tant de douceur teintée d’amertume. Dans sa détresse, elle était plus radieuse qu’autrefois.
Ainsi, merveilleusement sculptée à même la chair et l’os, elle vous laissait en mémoire une divine image d’absolue perfection.
Sous cette cascade, sublime émergence de ses cheveux obscurs, se dessinait un délicat profil qui laissait rêveur. Et, tout en descendant le long de cette mèche au port gracieux, le fin trait de ses sourcils soulignait avec profondeur l’intensité de son regard si triste.
D’entre ses lèvres, doux appât à la pâle couleur rosée, des paroles silencieuses s’éparpillaient au milieu du brouhaha des vivants. Ces mots, à la sonorité enchanteresse, faisait de sa verve l’un de ses plus puissants atouts, son arme la plus subtile.
Car, effectivement, avant d’être corps et chair, Elmina était paroles et éloquence. Un charme bien plus attractif que des milliers de corps dénudés pour qui savait le percevoir.
Ce sont ces mots, tissant autour de celui qu’elle convoite un merveilleux tissu de bonheur qui, si l’on prenait la peine d’en retrouver la source, permettaient de s’abreuver de sa richesse intérieure.

S’ensuivit alors une lente plongée vers un océan de merveille. Sa robe, pureté délicate d’un blanc étincelant, s’accolait en parfaite harmonie au teint lacté de sa peau d’ivoire.
Au travers des plis et replis de sa tenue, l’esprit se laissait bercer tout en s’imaginant la délectable sensation de sa peau contre la vôtre et du bruit langoureux de ses doigts dans vos cheveux. Au travers de ce diaphane rideau d’apparence, on pouvait entrapercevoir la finesse d’un ventre qui appelait la vie en son sein et c’était donc sans peine qu’on se plaisait à le voir grandir et obtenir cette courbure toute particulière, synonyme d’aboutissement total.

Enfin, à son approche, lorsque que ses mouvements faisaient virevolter les diverses senteurs de l’atmosphère, un nouveau monde s’ouvrait alors. Un doucereux parfum emplissait cet espace entre elle et vous, ne laissant que dans l’air l’essence même de la folle attirance qu’elle provoquait. Telle une douce caresse, ces effluves féminines embrasaient les sens et embrassaient vos lèvres d’un léger effleurement.

Ce bref instant durant lequel tant de choses venaient de se dérouler fut troublé par la venue d’un être ambitieux mais que j’admire néanmoins. Son charisme faisait de lui la personnalité maléfique la plus grandiose de cette décennie. Je l’avais affronté maintes fois, peinant sous ses assauts. Quelle angoisse de savoir que sa puissance grandissait encore et toujours !
Odin, notre conversation n’aura pas été inutile. Ce jour là, j’avais pris conscience de ta subtilité nouvellement acquise. Toi aussi, tu savais ranger les armes quand il le fallait pour livrer des guerres bien plus sournoises, au cœur du même du royaume.
Tu semblais avoir des choses à faire et, n’ayant pas les dispositions pour te nuire, nous t’avions laissé filer, ta sombre silhouette se perdant dans le dédale de la ville.

Peu de temps après, je me retrouvais seul à seul avec Elmina sur une des terrasses du château pour y retrouver l’étreinte que j’avais oubliée depuis bien trop longtemps.
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Silk
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MessageSujet: Re: Le laboratoire secret   Ven 11 Juil 2008 - 12:02

[Texte de Elmina]

La nuit avait envahit le ciel du Royaume de Roland IV lorsque la conversation de Silk et Elmina dévia sur la capture de Tyroine par Korandar et sa mystérieuse disparition d’après 0din. Le démon avait avoué que sa meute l’avait mordu et qu’il n’était plus dans son clan. Il n’y avait alors qu’un lieu où pouvait se trouver la bête qu’était actuellement Tyroine, une forêt, mais quelle forêt ?

Des noms alors apparaissaient comme Naep, Gathol, Sarosa mais une seule parmi ces trois pouvait être la bonne. Naep était non loin du camp reconnu de Korandar, si 0din le disait disparu, alors Tyroine n’était pas là bas, Sarosa était souvent parcouru par de nombreux voyageurs et de bandits, il ne fait aucun doute que la présence d’une bête aurait été signalé, restait donc Gathol..

Sous ces paroles, Silk et Elmina décidèrent de partir à sa recherche le soir même. Les responsabilités étaient aujourd’hui loin, les deux étaient soldats, et leur mission était pour le bien du Royaume. Foutaise étaient les remords qui aurait pu les accabler à ce moment là, ils pouvaient s’absenter une soirée sans pour autant manquer à leur devoir de soldats. Silk partit l’attendre devant le Palais pendant qu’Elmina enfila une tenue plus adaptée à une marche nocturne.

C’est sous un ciel étoilé et une lune bien ronde que les deux Royalistes quittèrent le Palais. L’air frais du soir était un bien doux réconfort après des journées de plus en plus chaudes et le son des grillons rendait cette mission sous un ton de promenade. L’arrivée à Sarosa se fit sans encombre et la ville paysanne était sans vie. Après une longue journée de labeurs les habitants étaient couchés, même la Taverne était fermée.

Les deux Soldats s’avancèrent jusqu’à la lisière de la forêt puis sans hésitation, ils pénétrèrent dans l’épaisse forêt sinistre. Il n’y avait plus un son hormis le bruit de leur propre pas. Quelques bribes de lumières passaient malgré le filtrage des feuilles touffues de la forêt au sud de Sarosa. Cette lumière était leur seul repère.

Après s’être enfoncé plus profondément dans la forêt, Silk et Elmina s’arrêtèrent. La Royaliste sentait une odeur étrange et Silk entendait un bruit qui le dérangeait. Alors que l’ancien Voleur regardait autour d’eux, Elmina désigna un buisson d’où sortit précipitamment la bête. Ses yeux jaunes les fixaient tour à tour et il se préparait à bondir.

Voilà donc ce qu’0din avait fait de ce fier Royaliste qui avait tant souffert. Souffert de la mort de son frère, souffert de la torture et de la perte de son honneur pour se retrouver privé de son passé, condamné à un présent instinctif de bête..

Elmina de l'Armée Royale
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MessageSujet: Re: Le laboratoire secret   Ven 11 Juil 2008 - 12:02

[Texte de Tyroine]

Prisonnier d'un corps qui n'était pas le sien , le lycan demeurait dans la forêt de Gathol depuis des semaines. Les charognards s'attaquant à lui se faisaient de plus en plus nombreux , tout comme de nombreux monstres. Sans doute pouvaient-ils sentir l'odeur de son âme toujours empreignée d'humanité ? Il avait passé ses journées à fuir , à souffrir , et à se nourrir. Son instinct animal le poussait à se lancer à la poursuite de nombreux animaux plus faibles que lui , indispensables à sa survie. La lueur blafarde de la lune accablait ses paupières chaque nuit de lune , comme s'il refusait à se contempler dans sa lumière. Cette vie n'était pas pour lui , c'était au dessus de ses forces. Malgré qu'il n'avait plus aucun souvenir , aucune raison faisant de lui autrefois un homme , la faible lueur illuminant son regard agressif et martyrisé à la fois , signifiaient qu'il était à bout. Les journées passèrent encore et encore , cette vie et cette forêt n'avaient aucune limite. Pourtant , il fallait bien donner un fin mot à cette histoire. C'est une nuit où la lune n'apparaissait que très faiblement , que quelque chose changea dans la vie monotone de Tyroine.

Il sentit des odeurs humaines non loin de lui. Comme s'il souhaitait retrouver ses sources , il se précipita en direction de ces humains , courant à travers bois. Il s'arrêta à la lisière d'une grande clairière , néanmoins toujours gardée par les arbres de cette forêt. Deux connaissances à lui se tenaient immobiles , prêtes à dégainer. Silk et Elmina , ceux qui avaient appartenu à cette meute , l'Armée Royale , où il se trouvait dernièrement. Il ne reconnu aucun d'eux , et se lança à leur attaque. Silk ayant repéré la bête , laissa Elmina le retenir pendant qu'il préparait quelque chose , plus loin. Le lycan parvint à plaquer l'humaine au sol grâce à sa force , et approcha ses crocs de son cou , féroce comme jamais. Toutefois , l'humaine tenait toujours son arme , et repoussa la bête en le menaçant. C'est alors que Silk eut achevé ses préparations , et se rua dans son dos , une dague empreignée d'un liquide étrange en main. Il planta d'un coup sec la dague dans le corps imposant de la bête , qui tomba lourdement au sol. C'était un somniphère très puissant , et l'animal ne pu se tenir éveillé que quelques secondes. Apparement , ses anciens camarades le recherchaient , après avoir entendu parler de sa disparition. Mais Tyroine ne voulait pas , à l'époque où il était encore capable de penser , mettre en péril le nom de Zoy et toute sa famille s'étant construite autour de cet homme admirable. Il était un danger pour le peuple , il le ressentait toujours à travers ses sens animales.

Les deux humains le portèrent jusqu'au laboratoire du palais , une salle secrète que peu de personnes connaissaient jusqu'à présent. Ils comptaient faire des expériences sur lui , afin de trouver un remède contre la lycanthropie , souhaitant le soigner ainsi qu'Elmina , sans avoir de collier à leur disposition. Après être devenu un fauve , il n'était désormais plus qu'un rat de laboratoire , un animal insignifiant que seuls les intérêts de la science permettaient de le tenir en vie. C'est ce qu'il ressentait à travers la bête ... Mais dans son coeur d'Homme , il savait que ses amis étaient là pour lui prêter secour. Le lycan était solidement attaché sur un lit , ses blessures ayant été soignées. Silk le traitait avec les même somniphères qui avaient servi à sa " capture " , afin qu'il ne se réveille pas pour causer de trop gros dégâts. Son existence était désormais cachée , jusqu'à ce qu'il retrouve son apparence et ses facultés d'antant. Une bien piètre situation que voici pour le supérieur qu'il avait été.
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MessageSujet: Re: Le laboratoire secret   Ven 11 Juil 2008 - 12:03

Bon sang, voila bien des jours que je suis enfermé ici, entre ces quatre maudits murs obscurs !
Je fatigue, je m’épuise. La recherche est bien plus éprouvante qu’une bataille car l’esprit est mis à contribution. Là où le basique instinct répond à l’appel, même au gouffre de la fatigue, l’esprit et l’intelligence ont des limites bien spécifiques.
Que puis-je pour toi, Tyroine ? Pourquoi m’être lancé dans cette vaine recherche ?
Du savant, je n’ai que la prétention et du sage, je n’ai que la barbe. Je ne suis pas apte à t’aider, je ne puis inverser le cours des choses.

Elmina, fatiguée par ces trop longues heures de lecture, sombre également dans le sommeil. Sa svelte silhouette penchée sur un livre poussiéreux et ses longs cheveux éparpillés sur la table sont autant de signes de notre amère défaite face à ce fléau qui t’assaille.
Toutefois, après maintes analyses et de nombreuses consultations d’ouvrage de la bibliothèque royale, nous en sommes venus à la conclusion que la lycanthropie est un phénomène naturel. Bien qu’il me répugne à l’avouer, ces bêtes immondes font partie intégrante de la nature et leur place en ce monde est légitime. Dans toute sa grandeur, Danava aura donné sa chance à tout ce qui vit, à tout ce qui ressent, à tout ce qui respire.
Lors de la morsure, il n’existe aucun phénomène magique qui interfère. Il s’agit bel et bien ici de ce que d’anciens ouvrages appellent la « transmission ». Telle la peste, quelque chose se déplace du corps du lycan à sa victime. Nous pourrions presque apparenter ce triste phénomène à la morsure d’un serpent qui injecte son venin au pauvre homme condamné.
Quant à ces mystérieux colliers qui permettent aux êtres contaminés de garder leur apparence d’Homme, je n’ai eu que de brèves notes incomplètes. Est-ce magique ?
Par Donblas, je ne veux pas le savoir…

Me voila donc, prisonnier de mon incapacité à soigner Tyroine, face à face avec mon échec matérialisé par la carcasse velue de cet homme-loup qui résiste à tous les traitements.
Aucune panacée n’aura été capable de modifier la moindre parcelle de sa peau, aucune herbe de ma sacoche ! Désespéré, je me laisse tomber à terre, contre un mur, maudissant ma pitoyable suffisance.
Je croyais pouvoir l’aider à redevenir ce qu’il était mais je m’étais tristement trompé.
Exaspéré, je mélange plusieurs décoctions et huiles sans prendre de mesures, sans jamais ne serait-ce que lire le nom de la plante que j’utilise car je sais fort bien que ça ne va pas fonctionner. Je lui avais donc administré ce curieux breuvage sans grand espoir afin d’avoir la conscience tranquille avant de m’abandonner aux bras de Willanjis.

Un bruit me réveille soudainement. Trop de fatigue, mes yeux sont lourds, qu’on me laisse dormir ! Mais, rien à faire, cette sonorité inquiétante se répète encore, encore et encore.
J’ouvre mes yeux, douloureux rideaux de paresse pour déterminer la source de ce bruit qui ressemble à de la toux grasse, pleine de glaires.
Tyroine ! Il s’étouffe et de l’écume rouge lui monte aux babines. Ses yeux révulsés ne laissent présager que le pire. D’incroyables convulsions le saisissent et les chaines qui le maintenaient cloué au lit se rompent soudainement. Apeuré, je recule. Je ne suis plus maître de la situation : Tyroine allait mourir par ma faute car mes expériences auront été une lamentable succession d’échecs. Il tombe donc à terre, secoué par de terribles soubresauts et ses gémissements étouffés par la bave parviennent à fendre mon cœur autrefois si hermétique.
Il roule jusqu’à une zone d’ombre et je n’entends plus rien. Pas un bruit dans la pièce : le dirigeant de la Commanderie venait de s’éteindre dans cette pièce puante et froide du laboratoire secret du château.

Pardonne à ton frère d’arme ce qu’il t’a infligé, Tyroine même si celui-ci ne pourra oublier ce déshonneur qu’il t’a fait subir !
Honteux et les larmes aux yeux, je vais donc ramasser le corps pour le reposer au lit. Dans mon chagrin, je ne remarque même pas que je parviens à soulever à main nue la puissante ossature d’un lycan ! Ma vision brouillée de larmes s’éclaire alors, découvrant l’impossible.
Tyroine n’était plus un monstre mais un homme et, par tous les dieux, il respirait !
Cette écume était-elle ce venin que j’ai extrait de ton corps malade, Tyroine ?

Mais, bien qu’heureux sur le moment d’avoir pu te ramener à ton ancienne vie, je suis blême de rage car je réalise que j’avais inventé, sans le vouloir, le premier remède humain contre la lycanthropie. Comble de l’ironie, je n’avais absolument rien noté, rien pesé, rien observé.
Devant moi s’étalaient des dizaines ou des centaines de fioles et tubes à essais qui semblaient se moquer de moi. La solution était sous mes yeux mais j’étais désormais incapable de recréer ce miracle.

Que l’humanité me pardonne car je ne suis qu’un homme et les erreurs sont mon lot quotidien.

[ a toi de continuer Tyroine]
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Tyroine
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MessageSujet: Re: Le laboratoire secret   Ven 11 Juil 2008 - 20:20

Le corps encore meurtri par la douleur , l'ancien lycan de nouveau redevenu humain se redressa lentement. Sa vue était floue , et il ressentait des picotements dans tous ses membres , comme s'il avait été prisonnier de son apparence des siècles durant. Il ne bougeait déjà plus , ne parvenant pas à reprendre ses esprits. Il s'efforçait de penser , mais il était resté une bête sanguinaire trop longtemps. Il avait oublié toutes ces choses qui faisaient l'avantage des humains , et ne savait comme s'adapter à la situation. Après quelques minutes en se regardant minutieusement , il comprit enfin. Il le savait , tout était différent. Son odorat , tous ses sens étaient plus faibles. Mais il se sentait également plus à l'aise dans son enveloppe charnelle. Il bougea enfin un bras. Son mouvement était maladroit , et il ne persista pas plus longtemps.

Il avait , certes , repris son apparence d'origine , mais il n'était plus aussi habile , et ne se souvenait toujours de rien. Comment parler , bouger , penser. Il agissait toujours comme un lycan au fond de lui , et il tourna lentement ses yeux vers Silk , ahuri et rageant de ce qu'il venait de produire , en l'observant d'un air indifférent. Son agressivité d'antan elle , avait disparu également , et il se sentait perdu dans ce nouveau monde dont il ne connaissait plus rien. Il ressentait la faim , douleur poignante lui arrachant les entrailles , le forçant presque à oublier ses autres douleurs dues à son immobilité. Son mutisme n'arrangeait pas les choses non plus ... Il attendit alors que quelque chose se produise , l'aide à se tirer de cette affaire et reprendre ses repères sur la vie.


Plusieurs semaines s'étaient écoulées. Tyroine avait quelque peu repris l'usage de la parole à l'aide des enseignements de Silk , qui désormais lui accordait un temps raisonnable pour faire de lui l'homme qu'il était. Il savait désormais faire des phrases en tout genre , et s'exprimer comme il le souhaitait ... Bien que très simplement. Il comprenait ce qu'il s'était passé , et dans quelle situation il se trouvait. Néanmoins , sa mémoire elle , demeurait effacée. Le choc psychologique causé par sa fuite du château , et tout ce temps passé dans la forêt de Gathol transformé en lycan était trop fort , et il allait avoir besoin de beaucoup de temps pour s'en remettre. Ses réflexes quant à eux , demeuraient intacts. Il avait combattu des années durant , et on oubliait rarement ce genre de qualité.

Certes , il ne se battait pas aussi bien qu'avant , car il était encore faible à cause de son état psychologique et sa sortie du coma , mais il apprenait vite , et il se sentait désormais prêt d'affronter de nouveau le monde extérieur. Il avait appris aux côtés de Silk tout ce qu'il avait besoin de savoir , sur la situation actuelle du royaume , quelques bribes de son passé , les personnes importantes de l'Armée Royale , les lois du Roi , son serment , et bien sûr les personnes qui lui étaient ennemies. C'est alors qu'il décida de tenter l'expérience , et il sortit pour la première fois depuis son retour au château , dans les ruelles de Trigorn.

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MessageSujet: Re: Le laboratoire secret   Jeu 16 Oct 2008 - 21:47

Aslan arriva à la commanderie en pleine nuit, à moitié mort. De profondes entailles lui barraient le ventre. Il avait perdu beaucoup de sang mais les hémorragies avaient stoppées car il avait placé des bandes de fortune. Il avaient les deux yeux aux beurres noirs et un énorme bleu sur la pommette droite. La plupart de ces doigts étaient cassés et ses jambes étaient transpercer, certainement dut à des flèches. Il tituba en montant les escaliers qui menaient à l'infirmerie et s'arrêta net. Il se prit la tête dans les mains, une migraine venant d'apparaitre. Puis il se souvint qu'à l'infirmerie il n'y avait personne et il décida de rejoindre son ancien laboratoire. Il arriva rapidement dans la pièce et y pénétra. Son meilleur ami, Shasta Harsheesh, s'y trouvait, travaillant. Quand ce dernier se tourna, il fut surpris de voir Aslan qui venait de s'effondrer sur le sol. Shasta le releva, l'emmena vers le lit et l'y allongea. Avant qu'il ne dise quoi que ce soit, Aslan murmura:

Va chercher tous ce qu'il faut à...à l'inf...l'infirmerie.


Il tomba alors évanoui. Shasta se précipita hors de la pièce et revint, vingt minutes plus tard, avec du matériel volé. Quelques instants après, il se mit à soigner Aslan. Quand tout fut terminé, il sortit de la pièce et la verrouilla.

Shasta revint quelques jours plus tard. Aslan était assis sur le lit. Il semblait faible. Il demanda quand il serait guérit, son ami répondit:


Ecoute, tes blessures étaient grave, j'ai soigné tout ce que j'ai pus. Tu l'as remarqué sans doute, tu as huits doigts de cassé et tu as perdu trop de sang. Je sais pas comment tu as survécut mais c'est incroyable. Malheureusement, je l'ai dis, tu as perdu trop de sang et donc, tu es trop faible. Ton esprit diminue peu à peu et tu mourra dans quelques jours,sauf...

Sauf si j'offre mon corps à un être maléfique.


Tu n'es pas obligé. Tu as toujours prétendus préféré mourir que ça mais...c'est la seule solution.

Donc soit je survis avec l'âme d'un démon en moi pour une longue période, soit je survis quelques jours et je meurs.

Voilà. Mais tu sais que certains soldats, comme Tyroine ou Shingen, sont des demis demons. Et ils vivent très bien.

Je sais. C'est pour ça que je veux que tu aille chercher Kei'shyru le plus rapidement possible. Je veux qu'il soit là.

Shasta sourit et il quitta la pièce au plus vite.
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