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 La désertion de Dominska

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Dominska
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MessageSujet: La désertion de Dominska   Ven 19 Mai 2006 - 1:32

[comme j'avais pas envie de faire un jeu de piste parmis les divers lieux que je visite, je poste ici]


'Cette fois c'en est trop, je ne peux plus le supporter...'


Ce soir encore j'ai été le témoin de violence gratuite contre un pauvre citoyen de Trigorn. Pour le récompenser de l'avoir aidé et peut-être sauvé de la mort, Boyd veut arrêter un insurgé et n'hésite pas à user de la force brute pour l'arraisonner. Je suis écoeuré au plus haut point et sens la nausée me gagner. Je m'élance dans la mêlée et frappe Boyd de toutes mes forces au visage. Surpris, l'homme se relève et m'interroge:

Que signifie ceci?

Que je défends ce qui est juste...

Il suffit! Retourne au château.

Je pense en effet que c'est préférable et que je n'ai plus rien à faire ici.

Je pars vers le château ravalant ma fierté. Je prends ma résolution: je ne peux pas servir une fausse justice, une justice en laquelle je ne crois pas, une justice qui n'est pas celle que je veux défendre.

'Aller au château? Très bien je vais y aller au château...' *ricane*

J'enfile une cape noire discrète et pénètre le château. Les soldats ne se méfient pas trop, le garde à l'entrée m'a reconnu à l'odeur, un autre à ma voix... C'est donc sans encombre que je pénètre dans le Temple de Donblas. Aucun prêtre n'est présent. C'est ma chance et je la saisis. Je m'approche de l'autel et tends fiévreusement la main vers le pommeau de l'épée. J'hésite un instant, conscient de la gravité de mon acte. J'empoigne l'épée et la déloge de son lit de soie. Immédiatement, je ressens son pouvoir m'envahir et je me sens plus fort et plus courageux. J'arrache mon insigne et le jette par terre.

'C'est terminé, je ne peux pas servir un tel monstre, je ne peux pas... Désormais je ferai la justice à ma façon, je ferai la Justice de Donblas.'

Je range soigneusement l'épée dans un fourreau et la dissimule sous ma cape. Je ressors sans encombre du château. Sans encombre? C'est beaucoup dire. Je croise la patrouille qui revient, sûrement victorieuse et pleine de sang innocent. Parmi les soldats, Elmina...

'Ma chérie ma bienaimée, je dois te laisser je ne peux pas t'emmener... Puisses-tu me pardonner un jour...'

Je sors précipitamment du château et je me dirige vers le sud. Je dois aller là où l'on ne me recherchera pas: au pays des elfes, que je ne porte pas dans mon coeur. Je marche sans relâche à travers les bois et j'arrive aux portes de Gathol.

'Non, Gathol c'est trop risqué... Il ne faut pas mettre l'épée en péril.'

Je poursuis ma route vers le sud. J'évite le village paysan, dont les habitants sont plutôt bavards, en traversant cette portion de fleuve à la nage. Je ne prends pas le risque de la traverser mais reste le long de la berge. J'arrive bientôt au défilé vers Sonak. Je m'engage dans le passage. Une poignée de bandit saute soudain à bas des rochers et me bloque le passage.

Il faut payer un péage.
Un péage? Quel péage?
Le péage pour aller à Sonak.
Ahem... Ah oui j'avais oublié. Bien sûr.
Et heu... Combien est-ce déjà?

Tu as une bien belle épée on dirait? Je peux la voir?
Cette épée? Elle brille beaucoup mais ne vaut rien, elle n'a de valeur que sentimentale: c'est l'épée de mon père.
Je veux la voir montre-là moi.

Le brigand insiste tant et tant que je n'ai bientôt d'autre alternative que de dégaîner.

Très bien tu vas la voir.

Deux brigands me contournent et m'encerclent sur un geste de leur chef et des archers dont je vois les pointes de flèche briller se préparent à tirer.

Je veux la voir...
Viens vers moi seul et tu ne risqueras rien si ton coeur est sincère.
Je veux la voir...

Comme je ne me laisse pas faire, le brigand ordonne à ses archers de tirer. J'esquive les flèches dont je prévoyais le tir. Mais les brigands m'encerclent et je ne peux que reculer derrière des rochers pour me protéger. Une flèche se plante malgré tout dans ma patte. J'arrache la flèche et recule encore. Désespéré et me démenant comme un diable, je vois soudain qu'un des brigands est isolé. Je fonce sur lui et lui tranche prestement la tête.

Par Donblas!!

L'épée ne m'a pas trahie. Sa puissance est phénoménale. Son tranchant est net et précis. Et mes gestes s'en trouvent plus habiles et souples que jamais. Mais je dois fuir pour ne pas la risquer, et aussi pour ne pas tuer par seul rage et haine. L'épée de Donblas ne tue pas par plaisir.

Je n'ai d'autre choix que de rejoindre Abheleim. La ville est suffisamment peu fréquentée des soldats du Roi. Je passe la nuit à l'hôtel en empruntant ma vois susurrante. L'hôtesse est particulièrement zélée et m'assaille de questions prévenantes. Elle veut s'assurer que j'aurai le petit-déjeuner de mes rêves au petit matin. Mais le nuit sera courte pour moi. bien avant l'aube je rassemble mes affaires et cherche à quitter ma chambre.

'Par les moustaches de Spyflo!!! Elle balaie le couloir.'

Je referme promptement mais silencieusement la porte de ma chambre et décide de sauter par la fenêtre. J'attéris dans les rues d'Abheleim. Je quitte rapidement la ville pour me rendre vers Ibrin. J'espère emprunter le chemin périlleux découvert autrefois par Roderick, mais en sens inverse. Passer par le sud et trouver le col dans les montagnes qui me mènera vers le nord et Sonak. Je ne trouverai pas cependant ce passage, n'étant qu'un renard des plaines je ne suis guère doué en montagne. J'y passe la journée et décide en fin de compte de reprendre le passage du défilé.

'Je suis un renard ou pas? La ruse est mon apanage...'

Je réfléchis un instant sur une souche avant de trouver la solution à mon problème. Après tout, ces brigands n'avainet pas l'air bien malins ni très experts en armes, sinon ils n'auraient même pas douté de la valeur de l'épée de Donblas voire même l'auraient reconnue. Je décide de faire un détour par Proncilia où je trouvai tous les ingrédients pour ma petite ruse: de la poudre de rouille, une pâte adhérante, des verreries, un peu de poudre d'or et d'argent. Je me rends auprès du forgeron de la milice de la ville et demande de maquiller l'épée de Donblas en vieille épée rouillée et une vulgaire épée longue en artefact de valeur. L'homme qui m'a déjà croisé naguère exécute ce travail original et divertissant avec joie et termine promptement la tâche.

Je retourne alors vers le défilé. A ma grande surprise les brigands ne sont plus là. Je le traverse sans encombre et rejoins bientôt la ville de Sonak. Je m'enfonce dans la forêt des Préludes et arrive, enfin, sur des terres elfiques: Saphân. Je sais que je me suis pas sauf de ce côté du fleuve, et qu'il me faudra trouver comment rejoindre les forêts de Cirel, à l'est, encore plus à l'est...
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